Présentation

  • : COURS de SALSA , KIZOMBA, TANGO et ROCK'N ROLL à DAKAR
  • : Notre devise:" Efficacité et décontraction". Cours de danse sociale à Dakar, avec les disciplines suivantes: salsa on 1, salsa cubaine, kizomba, bachata, tango argentin, rock'n roll/swing
  • Contact
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 12:32

Pour répondre à la demande, le cours de salsa ladies styling du samedi matin 11h00-12h00 qui se tient à l'Olympique club, est maintenant accessible aux hommes.

Contenu du cours: Dynamic salsa shines, footwork, mouvements du corps et travail du style.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 12:31

 LEARN TO DANCE SALSA, TANGO, ROCK'N ROLL...

In a way that is simple & effective.  Discover how to dance with confidence and style in a welcoming & social atmosphere. Unlike other dance programs, our classes are not about memorizing routines. Our innovative system teaches students to dance naturally by developing a core dance repertoire and internalizing the steps through drills and repetition.


Come alone or come with friends.  It does not matter if you have never danced before or have taken dance classes in the past. Our program will give you the instruction you need to rock the dance floor!

 Patrick NANCY
 Director & Instructor
 

Come and join us for

Argentin Tango
 

Clos Normand - Point E - Wenesday: 7:30-8:30 pm

Salsa et Tropical dances:
Beginner

Olympique club - Corniche Fann/Mermoz - Tuesday: 8:00-9:00 pm
Plateau- Hôtel Ganalé -  Monday: 8:00-9:00 pm


Salsa et Tropical dances:
Intermediate

Clos Normand - Point E - Wenesday: 8:30-10:00 pm
 
Styling, body movement and Zumba
Olympique club - Corniche Fann/Mermoz - Saturday: 11:00-12:00 am

Practice every monday from 09:00 pm
Plateau- Hôtel Ganalé

~~~~~~~~~~~~~~~~

Focusing on the salsa class
LEVEL 1: Beginners 
A perfect introcductory class for students with no prior dance experience. Discover the basics of salsa in a friendly class environment with other beginners like you  to learn simple combinations and master the basic figures of salsa.

  LEVEL 2 - Intermediate partnerwork
This class focuses leading/following elaborate combinations known as turn patterns. Students will also be taught how to properly execute multiple spins and how to style their movements. This class is only open to students who have completed the Advanced Beginner class or who already have a strong foundation in salsa

 

 STYLING & BODY MOVEMENT - All Levels:
Develop style, rhythm and learn to dance on correct timing. Students will be taught how to properly stylize every inch of their movements from head to toe. Various solo footwork combinations known as “Shines” are taught in order to improve form and coordination. Most importantly, this will and train your ears to “hear” salsa music.

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 05:22

Début des cours: mardi 4 octobre à 20h00 à l'Olympique club 

  Fiesta Latina chaque vendredi soir à 22h00 - Hôtel Ganalé - Plateau -

Entrée libre et gratuite

Voir le reste du programme ci-dessous 

Contact: Patrick 776 491 860

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:02

Tous les vendredis soirs à partir du 7 octobre cours et Fiesta Latina

20h00: salsa cubaine et ruéda débutant

21h00: salsa cubaine et ruéda inter/avancé

22h00: Fiesta Latina caliente

Vendredi 30 septembre cours d'essai gratuit à 20h00.

 
C'est  à l'hôtel Ganalé -  38 rue Amadou assane ndoye (près de l'Institut Français)

Tél: 33 889 44 44

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 00:41

...et, les ateliers ferment pour réouvrir fin septembre. 

Bonnes vacances à tous.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 12:00

 

Ateliers DAnses Latines TROpicales et Swing  

                   (ADALTROS)

« Je compte pour perdu un jour où toute danse est absente »:Nietzsche.

ADALTROS, c’est une vie et une ambiance chaleureuse; là où aucun regard critique n'est porté sur l'âge, le physique ou le niveau de danse. Mon souhait est de rendre la danse accessible au plus grand nombre.  Je propose des  cours pour tous les niveaux, en groupe ou en privé.

Entrez dans mon univers et vivons ensemble ma passion en découvrant le sens réel de la danse et tous les bienfaits qu’elle peut vous procurer.

Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog. Parcourez-le et n’hésitez pas à me contacter pour faire de vos  loisirs un plaisir renouvelé.

                                                                                                                           

                                          Patrick NANCY  

 

 

LES FORMULES

- Cours collectifs -
- Cours prives seul(e), en couple ou en groupe -
- Préparation au mariage -

 

 

LES DISCIPLINES

Salsa mambo

Salsa cubaine

Salsa ladies styling

     Danses tropicales       

(bachata, cabo-love, kizomba, merengue…)

Rock’ n roll et Swing
Tango argentin

 

Contact : 

                      338 645 023 / 776 491 860

                                         E-mail : adaltros@gmail.com 

                                

                              


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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 12:03

Wal Fadjri (Dakar)

Sénégal: A l'école des danses latinos - Chez Patrick - Cours de salsa plus exercices corrigés

Judith DUPORTAIL

18 Octobre 2010


La jupe rose de Patricia virevolte autour de ses frêles mollets. Les ventilateurs qui tournent au plafond, brassant de l'air chaud et moite, viennent accompagner le mouvement du tissu. Elle fait claquer ses talons sur le parquet en enchaînant des pas de salsa. La blonde aux yeux clairs s'applique, jette un oeil vers Patrick dans l'attente d'une approbation muette, qu'elle saurait lire dans son regard. Patrick n'est ni son cavalier, ni l'élu de son coeur, mais son professeur. Tous les mercredis à 20 heures 30, Patrick donne des cours de salsa et de cha-cha-cha au Clos Normand à Dakar. Une vingtaine d'élèves bougent leur corps pendant une heure selon ses instructions.

Un pied devant, l'autre derrière. Les hanches ondulent, les hommes font tourner les femmes pendant que Patrick bat rigoureusement la mesure '5,6,7,8 et 1,2,3,4'. Parfois certains perdent le rythme, se marchent un peu sur les pieds. Mais qu'importe, 'on est aussi là pour s'amuser' sourit le professeur. Antillais, Patrick donne des cours de salsa à Dakar depuis neuf ans. L'homme remue sa carrure carrée avec une aisance toute professionnelle.Ismaël, étudiant nigérien vient tous les mercredis avec deux amis. La petite bande ne paye pas les cours car ils sont tous étudiants. 'Sinon, on ne pourrait pas venir', explique Ismaël. Les prix des leçons sont maintenus confidentiels, Patrick refuse de les donner avant la séance d'essai, elle, gratuite. 'Je veux que les gens viennent voir avant de leur dire combien ça coûte.'

La majorité des élèves est composée d'expatriés, européens ou africains. 'Parfois on est tout seul avec les toubabs, s'amuse Ismaël, on s'appelle la choco-team pour rigoler'. Un peu d'intérêt de la part de Sénégalais que Patrick regrette. 'Les Sénégalais pensent qu'ils ont la salsa dans le sang, ils estiment qu'ils n'ont pas besoin de cours, regrette le professeur. Alors que la salsa se danse en couple et si on ne connaît pas les règles, on peut vite se perdre... Souvent, quand ils croient danser la salsa c'est en réalité un mix de pachanga et de cha-cha-cha. Et puis ici on pense que la salsa est un truc de vieux !' C'était aussi la première impression d'Ismaël :'Pour moi la salsa c'était un truc de grand-père. Mais en venant ici, j'ai découvert qu'il y avait différents types de salsa.

Et je ne regrette pas car en boite j'assure ! J'applique les cours, je prends une demoiselle, je la fais tourner, je frime quoi. Et ça marche', lâche le jeune homme, ce qui ne manque pas de faire rire le reste de la troupe. Guilène, française, n'avait elle jamais osé danser en public : 'J'avais trop peur qu'on se moque de moi. Mais Patrick a une attitude positive, ces cours me donnent confiance en moi. Et puis, l'important ce n'est pas de bien danser mais de passer un bon moment !' conclut la jeune femme en un sourire. Et c'est probablement pour ça que les participants reviennent régulièrement et traînent après le cours en sirotant du coca. Pour passer un bon moment.

Adaltros, cours de danse pour tous les niveaux. Renseignements au 77 649 18 60

Un cours d'essai gratuit.

Lien article: http://fr.allafrica.com/stories/201010181546.html

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 13:58

salsa.gifLa salsa est une danse multiforme qui évolue et prend des aspects variés selon les contextes où elle se développe.
Chacun se l'accapare pour créer un style particulier propre à son environnement. Elle comporte des variantes régionales africaine, cubaine, portoricaine,  colombienne...
Elle se danse en couple mais aussi en solo. Le pas de base est toujours constitué, quelque soit le style, de trois pas et d'une pause, d'un tapé ou d'un levé que l’on double.

Au Sénégal la salsa est omniprésente; elle s'écoute  et se danse partout. On peut l'apprécier dans différents endroits: les boîtes de nuit et  les bars qui la programment  de manière régulière, le plus souvent hebdomadaire, les médias par le biais d' émissions radiophoniques et  télévisées.

Dès les années 1950, les nombreux orchestres cubains qui viennent se produire à Dakar permettent de découvrir les danses cubaines à la mode. En effet, des danseurs faisaient leur show sur scène alors même que les musiciens gratifiaient le public de chorégraphies savamment travaillées. Deux de ces formations vont marquer d'une empreinte indélébile le style de danse des sénégalais: l'orchestre Aragon qui demeure de nos jours le symbole du cha-cha-cha, et l'orchestre de Johnny Pacheco qui développa  le nouveau style de musique cubaine qui allait détrôner le cha-cha-cha: la pachanga.

Le cha-cha-cha sénégalais est un avatar de la danse éponyme internationale. Alors que le pas de base de cette dernière s'effectue avec 10 pas dont 4 lents et six petits pas, ici, on fait plus simple en ne marquant que 8 pas dont  le 3ème et le 7ème sont tapés ou levés. De même, la pachanga se caractérise par 8 pas dont  le 4ème et 8ème sont tapés ou levés.  Les roulements de hanches sont prohibés, la salsa au Sénégal se dansant de manière très policée.
En effet, l'essentiel n'est pas de produire des figures spectaculaires mais de tester sa capacité à marquer la cadence quels que soient les déplacements effectués. La maîtrise du rythme est ici essentielle, alors que dans la plupart des pays occidentaux et asiatiques les danseurs le suivent fidèlement et en sont tributaires.


Parallèlement, les musiciens sénégalais ont développé la salsa-mbalax, style musical propre au pays, avec le rajout d'instruments de percussions spécifiques comme le djembé et le tama. Les danseurs de salsa-mbalax empruntent de nombreuses figures au mbalax, danse populaire sénégalaise. Ces incursions permettent ainsi à la salsa de retrouver une dimension plus africaine.


A l'international, les deux courants principaux de la salsa sont  les styles cubain et portoricain:
-  le style cubain, lequel à Cuba  porte le nom de Casino, est le plus pratiqué en France. Le couple se déplace en décrivant des cercles successifs. Les figures comportent beaucoup d'enchevêtrements de bras et pas de jeux de jambes.  C'est avant tout une danse de la rue. Elle se danse en commençant sur le temps 1 et on marque  les temps 1, 2, 3 et 5, 6, 7 de la musique. La salsa cubaine est issue de  la Rueda de Casino, danse synchronisée de groupe avec de constants changements de partenaires. Les différentes figures permettant la chorégraphie sont annoncées par un "chanteur" (la madré) dans le groupe, chaque figure possède une appellation en principe commune à toutes les écoles.

- Le style portoricain (ansi improprement nommé en France car ne vient pas de Porto-Rico mais des Etats-Unis) se danse le plus souvent face à face, sur une ligne droite imaginaire (comme en cha-cha-cha ou en rock) avec un pas de base mambo. Elle sollicite beaucoup la technicité du couple par de multiples rotations de la danseuse et  de nombreux jeux de jambes. Seuls les mouvements de base ont un nom, mais dans un souci pédagogique, certains professeurs donnent des noms à leurs enchainements. Cette salsa a été formalisée par Eddy Torres "The king of Mambo" lequel, à plus de soixante ans, enseigne toujours à NY et participe à des nombreux congrès à travers le monde.

Au sein de ce style, des variantes se distinguent selon que l'on danse "break on1", "Break on2 palladium" ou "break on2 style de New York »; le "break" étant le temps sur lequel on commence le pas de base en avant ou en arrière:

 

iMambo-on-1mage001.gif"break on1" (style Los Angeles ou style de Londres):          on danse sur la mélodie. - Le pas de base commence sur le temps "1" de la musique et on marque les temps 1, 2, 3 et 5, 6, 7.

 

 

Mambo on 2 palladium 003 "break on2  palladium": tient son nom d'un ancien temple  de la salsa de NY au début de la salsa mambo. On danse en phase avec les percussions. Le pas de base commence sur le "2" et on marque les temps 2, 3, 4 et 6, 7, 8.
 

 

 

pas mambo on2 moderno 002-  "break on2 style de New York": actuellement dansé dans le monde entier est la version moderne du palladium. C'est un mélange de break on1 (on commence sur le 1er temps de la musique) et de break on2.  On danse sur les temps 1, 2, 3 et 5, 6, 7.
 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 07:50

Stages danse 8-9-10 juillet

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 13:07

Aux Etats-Unis, la sphère latine c’est tout à la fois le rock de Ritchie Valence, le reggaeton de Daddy Yankee, le mambo de Damazo Perez Prado, la pop-raï de Shakira, la salsa de Célia Cruz et la Fania All-Stars,ou encore la salsa-pop de Ricky Martin. La musique latine, fusion du jazz et des rythmes afro-cubains, s’est métissée avec le reggae, la country ou le rock. Elle s’est adaptée à chaque milieu et reflète la diversité de ceux qui la pratique.

Le 16 août 1969, Santana groupe de San Francisco encore inconnu du grand public, devient célèbre du jour au lendemain suite à sa prestation au festival de Woodstock. Il propose un mélange de rock, de blues et de percussions afro-cubaines. Ce son original est le fruit d’un long cheminement commencé au début de l’année 1930.

Les années 1930

Quatre ans après son premier séjour, Mario Bauza débarque à New-York. Clarinettiste de formation classique, amoureux du jazz, il est bien décidé à se faire une place au sein des musiciens de la vague naissante du big band.  

Alors qu’à Cuba la couleur sombre de sa peau lui enlève tout espoir de consécration, Harlem quartier noir de New-York, là ou tous les grands musiciens se produisent, lui offre la possibilité de s’exprimer librement. Il rencontre Antonio Machin chanteur cubain qui l'oblige à apprendre à jouer de la trompette pour l'accompagner. Machin est l'homme qui introduit  la musique cubaine aux  Etats-Unis avec  la chanson  "El Manisero". Vendue à plus d'un million d'exemplaires elle lance la mode de "la rumba". Les danseurs envahissent les salles de bal. 

En 1933 on retrouve Mario Bauza au Savoy, un des hauts lieux du jazz, dans l'orchestre de Cheek Web roi du swing de Harlem. Ce dernier le prend sous son aile et lui enseigne ce qu'il appelle, le vocabulaire du jazz, pour l'aider à mieux swinguer.En 1939 il atterrit dans l'orchestre de Cab Calloway ou une remarque déplacée d'un musicien à l'encontre de la musique cubaine décide de son évolution musicale. Son beau-frère "Machito", chanteur et joueur de maracas qu'il fait venir de Cuba l'aide à créer un nouveau groupe: "Machito and his Afro Cuban". Ils inventent  ainsi un style totalement inédit: la fusion entre un big band de jazz et des rythmes afro-cubains. Le groupe a un public  tout trouvé en la personne  des trente mille portoricains installés à New-York, dans le quartier de Spanish Harlem. Machito et ses Afro Cubains créent une passerelle entre deux mondes en gagnant aussi un public chez les blancs du centre de Manathan qui trouvent une musique pour danser et qui swingue terriblement.

Les années 1940.

A new York dans les années 1940 le jazz est à son apogée et  Dizzie Gillespie, inventeur du Bebop, se met à étudier la musique cubaine .Une nouvelle génération
de musiciens cubains vient tenter sa chance à New York. Parmi eux quelques joueurs de congas qui vont exercer une influence déterminante sur la musique populaire de l'époque.
Dizzie qui devait jouer au prestigieux Carnegie Hall demande à Mario Bauza de lui trouver un joueur de congas.
Arrive alors un phénomène appelé Chano Pozo lequel dit Gillespie: "pouvait jouer des congas sur un rythme, chanter sur un autre et danser sur un troisième tout à la fois".
Avec Dizzie, Chano enregistre "Manteca" dans lequel il exécute un solo que plus de mille percussionnistes ont essayé d'égaler. Pour beaucoup ce morceau est le plus représentatif ce qu'est le jazz afro-cubain.
A partir de cette époque, on peut apprécier une interaction permanente entre le jazz et la musique cubaine.

Les années 1950

C'est dès 1937que  les frères Oreste et Ismaël "Cachao" Lopez imposent un nouveau style de "Danzon", appelé "Mambo",  aux rythmes très syncopés mais,  c'est en 1948  que le pianiste cubain Damazo Perez Prado,  installé au Mexique, va populariser ce genre  grâce aux composantes suivantes: mélange de musique cubaine et jazz, apparition de la Haute Fidélité, banalisation des disques.

Au milieu des années 1950, les groupes de musiques latines prennent les meilleurs musiciens de l'époque et obtiennent beaucoup de succès. Le Palladium, ancienne école de danse devenue le temple du mambo, accueille les meilleurs orchestres cubains et portoricains du moment, ceux de Machito, Tito Rodriguez ou encore Tito Puente.  Les soirées Mamboscope du mercredi ou Frank "Killer Joe" Piro donnait un cours de 20 à 21h, attiraient  les gens de toute religion et de toute couleur de peau; on les surnommaient  les "mambomaniaques".  Tous se retrouvaient sur la piste de danse lieu privilégié de leur coexistence pacifique, et dansaient sur les succès du moment : "Mambo n°8", "Que rico el mambo", "Cherry pink and apple blossom white".
Et cela a été le début d'une intégration authentique à New-York. Les vedettes de cinéma commencent à fréquenter l'endroit tel Marlon Brando qui venait faire le boeuf aux congas.

Le Palladium devient le rendez-vous de la jeunesse branchée. Les meilleurs danseurs deviendront professionnels et  Millie Doney et Pédro cuban pete Aguilar ou Augustin Rodriguez et margo Bartholomey donnent le ton. Ils allaient tous les jours dans des cours de danse et le soir ils intégraient dans leur prestation ce qu'ils avaient appris. Le mambo dansé évolue avec le temps, au fil des collaborations avec les musiciens et des figures inventées (Scalop, Suzie Q, Tap and toe…).

Alors que la folie du mambo commence à s'estomper, Le cha-cha-cha apparaît au début des années 1950 à la Havane, sous la houlette du violoniste Enrique Jorrin qui jouait dans un orchestre de danzones.
Il avait remarqué que le mambo très syncopé était parfois difficile pour certains danseurs,il en ralentit donc le tempo. La "Enganadora" eut un énorme succès en 1953 et le cha-cha-cha
 envahit new-York  en 1954 vec "Cerezo rosa", l’adaptation par Perez Prado de la chanson française « Cerisiers blancs et pommiers rouge » . 

Plus accessible aux débutants que le mambo, le cha-cha-cha va faire connaître la musique latino à un plus large public, grâce notamment à une nouvelle émission de télé animée par un chanteur et chef d'orchestre cubain Daisy Arnaz et sa femme Lucille.


Les années 1960.   

Mais l'idylle entre les Etats-Unis et la culture latino n'allait pas survivre à la fin des années 50. Plusieurs facteurs en sont la cause:
- la prise de pouvoir à Cuba de Fidel Castro qui coupe la source même de cette musique fermant ainsi les portes psychologiquement et politiquement aux Etats-Unis. La musique latino devient soudain  la musique de la révolution cubaine et des communistes,
- l'arrivée des Beatles à partir du milieu des années 60.

Au début des années 1960, le mambo et le cha-cha-cha vont être détrônés par la Pachanga, danse cubaine issue d'une chanson créée par Eduardo Davidson. La pachanga est rendu populaire à New York par le flûtiste dominicain Johnny Pacheco chef d'orchestre d'une charanga, orchestre de musiques latines composé notamment de violons et d'une flûte (certains ont alors pensé que le nom venait de Pacheco + charanga = pachanga).

Parallèlement alors que dans le reste des Etats-Unis le rock'n roll représenté par Elvis Presley est entrain de s'essouffler, Les Beatles et  les Roling Stones donnent naissance à la musique pop-rock. Les musiciens latins crurent que c'était encore une nouvelle mode passagère.

Toutefois, l'influence de la musique latino sur la pop-rock demeure fondamentale car les premiers tubes sont l'œuvre de compositeurs et de producteurs new-yorkais dont beaucoup sont d'anciens mambomaniaques.
La preuve en est avec : "Satisfaction" des Rolling Stones dont le rythme est emprunté au cha-cha-cha, "Day Tripper" des Beatles qui rappelle étrangement un disque de Machito des années 40, "Caramélos" succès cubain  de 1960 et "Good Lovin" des Young Rascals ou encore "Louis Louis" des Kings men, inspiré d'un cha-cha-cha composé par le cubain René Touzet.

A partir de l'année 1966,  le boogaloo qui côtoie dès 1963 avec "El Watusi" de Ray Barreto , le puissant rock blanc et l'imposant soul noir et  qui fusionne, gospel, blues, rock et rythmes afro-cubains devient le rythme incontournable. C'est l'époque où, imposer une danse ou implanter une chorégraphie était prioritaire sur la musique. En 1967,  "Bang Bang" de Joe Cuba fut vendu à un million d'exemplaire et tous les musiciens latino-américains se mirent à enregistrer du boogaloo.

Les sonorités latinos disparaissent dans le sillon du rock mais pas pour longtemps car arrive alors un jeune mexicain, Carlos Santana, qui leur redonnera vie avec son groupe de blues-rock.  Au début des années 60.
Carlos ,installé à San Francisco se prend de passion pour le blues. Il crée un groupe qui va évoluer au fur et à mesure des musiciens qui le compose, chacun apportant ses ingrédients personnels (introduction de congas et de timbales).
Le groupe trouve son équilibre en 1969 en jouant des lignes blues à la guitare accompagnée de percussions qui apportent une dimension rythmique latino. Bill Graham, producteur incontournable de l'époque, prend le groupe sous son aile et le programme dans un festival alors que personne ne le connaît. La sortie du film du festival, "Woodstock" fait entrer Santana dans la légende et les latinos des Etats-Unis ont  enfin leur première grande star de la pop lequel popularisera la chanson "Oye como va" créée par Tito Puente.

Or, de Cuba à Woodstock, en passant par Harlem, le grand voyage de la musique latino ne fait pourtant que commencer.

Sources: Guide essentiel de la salsa (J.M Gomez) - Danses latines, Isabelle Lemayrie, mambo et cha-cha-cha. Arte musique latine aux USA.


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