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  • : COURS de SALSA , KIZOMBA, TANGO et ROCK'N ROLL à DAKAR
  • : Notre devise:" Efficacité et décontraction". Cours de danse sociale à Dakar, avec les disciplines suivantes: salsa on 1, salsa cubaine, kizomba, bachata, tango argentin, rock'n roll/swing
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 13:50

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Source : 1986.centerblog.net sur centerblog.

La salsa est une danse multiforme qui évolue et chacun se l'accapare pour créer un style particulier propre à son environnement.

Au Sénégal, la salsa est omniprésente. Dès les années 1950, de nombreux orchestres cubains viennent se produire à Dakar et permettent de découvrir les danses cubaines à la mode. Des danseurs faisaient leur show sur scène alors même que les musiciens gratifiaient le public de chorégraphies savamment travaillées .C’est alors que le cha cha cha, et la pachanga marquent de façon indélébile le style de danse du sénégalais.
 

 

A l'international, les deux courants principaux de la salsa sont  le style cubain et portoricain:
-  le style cubain (casino), se danse de façon circulaire. La Rueda de Casino est une danse synchronisée de groupe avec de constant changements de partenaires.

D’autres danses cubaines : son, rumba...

 

 

- le style portoricain ou salsa en ligne se danse sur une ligne droite avec une technique de guidage très présente. Des variantes se distinguent selon que l'on danse "break on1", "Break on2 palladium" ou "break on2 style de New York »; le "break" étant le temps sur lequel on commence le pas de base en avant ou en arrière.

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 19:15

Etymologiquement,   kizomba serait un mot Kimbundu (langue Bantoue dans le nord-est de l'Angola) qui signifie la fête, le jeu, l'amusement, une réunion entre amis.  Aujourd'hui le terme Kizomba désigne autant un style de musique qu’un style de danse. Cependant, historiquement, la danse est un avatar de la musique et en découle directement. 

Cette musique et cette danse se sont diversifiées d'abord dans les pays d'Afrique lusophones (Cap-Vert, Guinée Bissau, Mozambique, Sao-Tomé-Et-Principe), puis dans les pays non-africains (Brésil, Portugal).

 Elles se sont ensuite développées dans les pays non-lusophones (Canada, Grande-Bretagne, Espagne, France, Italie, Pologne, USA,…).

La Musique.

Nous sommes en Angola, les musiciens jouent un style musical appelé semba danse traditionnelle très enlevée .

Arrive le groupe antillais Kassav, inventeur du zouk,  lequel lors de son concert géant à Luanda en 1988fait une énorme impression. Le public et les artistes locaux sont conquis. A partir de cette période, la semba subit une réelle influence. Les musiciens locaux en ralentissent le tempo et y ajoutent la rythmique du Zouk. Cela crée alors un nouveau style musical,  la Kizomba.

La Danse

Eh non, l’arrivée du style musical kizomba n’a pas donné naissance à une nouvelle danse du même nom. Les angolais ont tout simplement adapté leur semba à la musique kizomba, au tempo plus lent. La danse kizomba devient ainsi synonyme de langueur et de sensualité.

La kizomba est une danse marchée ou les pas de base, régulièrement ponctués par la fameuse « marca »,  peuvent s’organiser selon un nombre de temps variable. Mais, c’est  surtout  une danse de connexion ; une parfaite communication doit s’instaurer entre le danseur et la danseuse à travers le guidage et l’écoute.

En pénétrant les différents pays, la kizomba  subit  de multiples influences dont, entre autres, l’introduction de pas de tango. De fait, tout en devenant très technique, elle se décline en plusieurs styles, angolais et portugais notamment, et plusieurs sous-catégories (passada, tarraxinha ...).  A ce propos , il est à présent fort dommage que bon nombre de musiciens estampillent le zouk pour de la kizomba et que par mimétisme les danseurs fassent de même.

(Voir à ce sujet l’excellent  article de Souriya,  «la-kizomba-a-tue-le-zouk»

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 17:55

Posted by Souriya on sept 17, 2011

Alors c’est très triste mais je tenais à déclarer officiellement que la Kizomba a tué le Zouk.

C’est triste mais c’est surtout dommage. Pourquoi ça ? Ben parce que le zouk faisait partie de l’une de ces danses où l’on a pas besoin de cours pour la danser. La salsa, la bachata, le cha cha … toutes ces danses sont « limitées » par des passes qu’on apprend en cours et que l’on doit ressortir en soirées. Du coup, cela laisse très peu de place au freestyle et c’est tout de suite plus dur de danser comme on le voudrait.

Or, le zouk permettait cela. Mis à part rester sur le tempo, en zouk, y’a pas de contrainte :

  • Pas de version Cubaine ou Portoricaine
  • Pas de ligne à respecter
  • Pas de compte tout bizarre avec des 4 et 8 qui n’existent pas

Le zouk, c’est vraiment de l’interprétation musicale personnelle (Encore une citation de Docteur Enchufla, ça). Tu fais ce que tu veux, comme tu veux, et tant que le couple kiffe, c’est parfait.

Alors qu’en Kizomba, y’a des « tangos improbables », genre pas spécialement placés à des moments clés dans une musique. Souvent, je regarde des gens kizomber et y’a toujours un moment où je me dis « mais pourquoi il a placé un porté là ? Y’a eu un break dans la musique que j’ai loupé ? Ou il l’a vraiment placé gratuitement ? ». En plus, leurs figures prennent de la place, genre quand la nana se met en position balaie et qui traverse toute la salle.

Le moment où tu comprends vraiment pourquoi la kizomba a tué le zouk, c’est quand tu vois les gens danser de la kizomba sur du zouk. Alors là, c’est le pompon. Pourquoi danser la kizomba sur de la salsa ou de la house tant qu’à faire ? Pire encore : Si tu tentes de zouker sur de la kizomba … alors là, tu te fais engueuler de ouf.

Comment on fait nous pour rencontrer des nanas ? Rendez nous notre zouk !
Je me souviens, à l’époque, on appelait ça « Le Money Time » … genre la phase de négociation, le « moment où tout se joue ». C’est fini tout ça

En plus, c’est super frustrant parce que si tu veux danser la kizomba, tu ne peux pas y aller « comme ça en freestyle », tu dois prendre des cours. Et ce qu’il faut savoir, c’est que la Kizomba a une petite particularité qui a le don de m’exaspérer : Cela va à l’encontre de tout ce que j’ai appris précédemment. La Kizomba, c’est sur 3 temps, puis des fois, c’est sur 6 temps et encore mieux, parfois sur 4 temps.

Du coup, en cours, tu dois tout oublier et tout recommencer. Même si t’es un « niveau 4″ en salsa, tu dois côtoyer des « niveaux 1″. En soi, ce n’est pas gênant sauf quand tu vois que ces « niveaux 01″ s’en sortent mieux que toi, parce que toi, t’as encore tes automatismes pourris de bachata ou de salsa portoricaine. Franchement, la kizomba nous a retiré à la fois le zouk et tout ce qu’il nous restait de dignité.

Attention, cet article n’est pas un coup de gueule contre la kizomba. Au contraire, j’adore la kizomba (la danse et la musique). Par contre, je trouve vraiment triste que la popularité de la Kizomba se soit développée au détriment du Zouk. Dans un monde idéal, il y’aurait des soirées Salsa/Bachata/Kizomba/Zouk où les danseurs kizomberaient sur de la Kizomba et laisseraient donc les autres zouker sur du zouk.

 

Message à tous les danseurs de Kizomba (les vrais) : Je sais que cet article ne vous rend pas hommage. Tristement, je vous met dans le même sac que les kizombeurs du dimanche qui font littéralement n’importe quoi, mais c’est parce qu’ils représentent 90% des danseurs de kizomba que je croise. Je connais et j’ai vu danser des « vrais kizombeurs » et là, oui, ça me parle. La Kizomba est une vraie belle danse avec ses codes et ses règles, mais qui est dévisagée par tous ces petits danseurs qui s’y mettent juste parce que c’est tendance.

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 19:23

Vêtu d'un survêtement depareillé : pantalon blanc à liseré rouge et haut bleu électrique, casquette bleu foncé, visière à l'arrière, enfoncée sur le crâne, petit, enrobé, il reste planté, immobile, au milieu de l'espace devant le bar.

En vacances en Israël , je suis allée danser à Haifa. Lors de la première danse, j'observe les participants. Sur la piste, une trentaine de danseurs évoluent en portoricaine . Tous ont un bon niveau . C'est d'ailleurs une soirée réservée au niveau avancé. Ce sont visiblement des habitués, bien rodés . Les passes , tout du moins l'agencement des passes , me sont connues . Grâce aux cours de Patrick , je peux les décrypter.

Deux couples , eux , sont en démonstration . Les filles court-vétues, jupette ou micro-short , chausettes hautes retombant sur leurs chaussures dorées à talon haut ;les cavaliers , pantalon moulant , chemise cintrée , bandana noué autour de la tête. Suivent deux minutes de passes apprises par coeur : Démonstration de shines tres precise , gestes en accord parfait lors de leur chorégraphie ,ondulations exagerées , prennent le pas sur le tempo. Bizarre impression de le voir évoluer au ralenti.

Les regards , l'attention se détournent d'eux.

Je suis de nouveau attirée par le personnage coloré devant le comptoir . Entre les fauteuils qui délimitent la piste de danse et l'espace du bar , cinq ou six filles dont une des danseuses "en démo" attendent en file indienne que vienne leur tour de danser avec lui . Son style est fluide, net , sûr et élégant. Sa cavalière , grâce à son guidage, est légère . Elle virevolte. Il ne force pas sa partenaire . Tout le jeu de la danse est dans l'harmonie qu'il crée entre eux : la grâce .

Alors je me lance et prends place dans la file d'attente . C'est mon tour , sourire , main tendue . Guidage du bout des doigts , ferme . Une ou deux fois , j'hésite . Sa main sur l'omoplate , il me remet sur la ligne de danse ou rétablit mon équilibre . D'une légère pression , il stoppe les rotations et m'aide a repartir naturellement. Petits jeux de jambes , il s'écarte , m'invitant ainsi à lui répondre en esquissant à l'unisson quels que pas. A la fin , un peu éssouflée -j'avais quand même , malgré le plaisir de l'envol de cette danse ,un peu oublié de respirer - il me remercie et me montre comment positionner mon bras pour garder un bon équilibre , ni trop haut ni trop ouvert .

Encore émue , je rejoins la piste où un danseur m'invite , puis un autre . Danser avec celui qui squatte l'espace du bar doit être un gage de ...qualité.

Dans un monde où l'apparence est souvent reine , dans celui de la salsa , la beauté de la danse , la technique et l'inventivité vont au delà du "m'as tu vu" . D'ailleurs, en guise d'illustration : quatre filles sont arrivées , trés blondes, trés grandes , trés voyantes . Un tour de piste et elles ont joué "aux fleurs de tapisserie" le reste de la soirée...

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:52

Bonne-annee-copie.jpg

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 13:58

salsa.gifLa salsa est une danse multiforme qui évolue et prend des aspects variés selon les contextes où elle se développe.
Chacun se l'accapare pour créer un style particulier propre à son environnement. Elle comporte des variantes régionales africaine, cubaine, portoricaine,  colombienne...
Elle se danse en couple mais aussi en solo. Le pas de base est toujours constitué, quelque soit le style, de trois pas et d'une pause, d'un tapé ou d'un levé que l’on double.

Au Sénégal la salsa est omniprésente; elle s'écoute  et se danse partout. On peut l'apprécier dans différents endroits: les boîtes de nuit et  les bars qui la programment  de manière régulière, le plus souvent hebdomadaire, les médias par le biais d' émissions radiophoniques et  télévisées.

Dès les années 1950, les nombreux orchestres cubains qui viennent se produire à Dakar permettent de découvrir les danses cubaines à la mode. En effet, des danseurs faisaient leur show sur scène alors même que les musiciens gratifiaient le public de chorégraphies savamment travaillées. Deux de ces formations vont marquer d'une empreinte indélébile le style de danse des sénégalais: l'orchestre Aragon qui demeure de nos jours le symbole du cha-cha-cha, et l'orchestre de Johnny Pacheco qui développa  le nouveau style de musique cubaine qui allait détrôner le cha-cha-cha: la pachanga.

Le cha-cha-cha sénégalais est un avatar de la danse éponyme internationale. Alors que le pas de base de cette dernière s'effectue avec 10 pas dont 4 lents et six petits pas, ici, on fait plus simple en ne marquant que 8 pas dont  le 3ème et le 7ème sont tapés ou levés. De même, la pachanga se caractérise par 8 pas dont  le 4ème et 8ème sont tapés ou levés.  Les roulements de hanches sont prohibés, la salsa au Sénégal se dansant de manière très policée.
En effet, l'essentiel n'est pas de produire des figures spectaculaires mais de tester sa capacité à marquer la cadence quels que soient les déplacements effectués. La maîtrise du rythme est ici essentielle, alors que dans la plupart des pays occidentaux et asiatiques les danseurs le suivent fidèlement et en sont tributaires.


Parallèlement, les musiciens sénégalais ont développé la salsa-mbalax, style musical propre au pays, avec le rajout d'instruments de percussions spécifiques comme le djembé et le tama. Les danseurs de salsa-mbalax empruntent de nombreuses figures au mbalax, danse populaire sénégalaise. Ces incursions permettent ainsi à la salsa de retrouver une dimension plus africaine.


A l'international, les deux courants principaux de la salsa sont  les styles cubain et portoricain:
-  le style cubain, lequel à Cuba  porte le nom de Casino, est le plus pratiqué en France. Le couple se déplace en décrivant des cercles successifs. Les figures comportent beaucoup d'enchevêtrements de bras et pas de jeux de jambes.  C'est avant tout une danse de la rue. Elle se danse en commençant sur le temps 1 et on marque  les temps 1, 2, 3 et 5, 6, 7 de la musique. La salsa cubaine est issue de  la Rueda de Casino, danse synchronisée de groupe avec de constants changements de partenaires. Les différentes figures permettant la chorégraphie sont annoncées par un "chanteur" (la madré) dans le groupe, chaque figure possède une appellation en principe commune à toutes les écoles.

- Le style portoricain (ansi improprement nommé en France car ne vient pas de Porto-Rico mais des Etats-Unis) se danse le plus souvent face à face, sur une ligne droite imaginaire (comme en cha-cha-cha ou en rock) avec un pas de base mambo. Elle sollicite beaucoup la technicité du couple par de multiples rotations de la danseuse et  de nombreux jeux de jambes. Seuls les mouvements de base ont un nom, mais dans un souci pédagogique, certains professeurs donnent des noms à leurs enchainements. Cette salsa a été formalisée par Eddy Torres "The king of Mambo" lequel, à plus de soixante ans, enseigne toujours à NY et participe à des nombreux congrès à travers le monde.

Au sein de ce style, des variantes se distinguent selon que l'on danse "break on1", "Break on2 palladium" ou "break on2 style de New York »; le "break" étant le temps sur lequel on commence le pas de base en avant ou en arrière:

 

iMambo-on-1mage001.gif"break on1" (style Los Angeles ou style de Londres):          on danse sur la mélodie. - Le pas de base commence sur le temps "1" de la musique et on marque les temps 1, 2, 3 et 5, 6, 7.

 

 

Mambo on 2 palladium 003 "break on2  palladium": tient son nom d'un ancien temple  de la salsa de NY au début de la salsa mambo. On danse en phase avec les percussions. Le pas de base commence sur le "2" et on marque les temps 2, 3, 4 et 6, 7, 8.
 

 

 

pas mambo on2 moderno 002-  "break on2 style de New York": actuellement dansé dans le monde entier est la version moderne du palladium. C'est un mélange de break on1 (on commence sur le 1er temps de la musique) et de break on2.  On danse sur les temps 1, 2, 3 et 5, 6, 7.
 

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 13:07

Aux Etats-Unis, la sphère latine c’est tout à la fois le rock de Ritchie Valence, le reggaeton de Daddy Yankee, le mambo de Damazo Perez Prado, la pop-raï de Shakira, la salsa de Célia Cruz et la Fania All-Stars,ou encore la salsa-pop de Ricky Martin. La musique latine, fusion du jazz et des rythmes afro-cubains, s’est métissée avec le reggae, la country ou le rock. Elle s’est adaptée à chaque milieu et reflète la diversité de ceux qui la pratique.

Le 16 août 1969, Santana groupe de San Francisco encore inconnu du grand public, devient célèbre du jour au lendemain suite à sa prestation au festival de Woodstock. Il propose un mélange de rock, de blues et de percussions afro-cubaines. Ce son original est le fruit d’un long cheminement commencé au début de l’année 1930.

Les années 1930

Quatre ans après son premier séjour, Mario Bauza débarque à New-York. Clarinettiste de formation classique, amoureux du jazz, il est bien décidé à se faire une place au sein des musiciens de la vague naissante du big band.  

Alors qu’à Cuba la couleur sombre de sa peau lui enlève tout espoir de consécration, Harlem quartier noir de New-York, là ou tous les grands musiciens se produisent, lui offre la possibilité de s’exprimer librement. Il rencontre Antonio Machin chanteur cubain qui l'oblige à apprendre à jouer de la trompette pour l'accompagner. Machin est l'homme qui introduit  la musique cubaine aux  Etats-Unis avec  la chanson  "El Manisero". Vendue à plus d'un million d'exemplaires elle lance la mode de "la rumba". Les danseurs envahissent les salles de bal. 

En 1933 on retrouve Mario Bauza au Savoy, un des hauts lieux du jazz, dans l'orchestre de Cheek Web roi du swing de Harlem. Ce dernier le prend sous son aile et lui enseigne ce qu'il appelle, le vocabulaire du jazz, pour l'aider à mieux swinguer.En 1939 il atterrit dans l'orchestre de Cab Calloway ou une remarque déplacée d'un musicien à l'encontre de la musique cubaine décide de son évolution musicale. Son beau-frère "Machito", chanteur et joueur de maracas qu'il fait venir de Cuba l'aide à créer un nouveau groupe: "Machito and his Afro Cuban". Ils inventent  ainsi un style totalement inédit: la fusion entre un big band de jazz et des rythmes afro-cubains. Le groupe a un public  tout trouvé en la personne  des trente mille portoricains installés à New-York, dans le quartier de Spanish Harlem. Machito et ses Afro Cubains créent une passerelle entre deux mondes en gagnant aussi un public chez les blancs du centre de Manathan qui trouvent une musique pour danser et qui swingue terriblement.

Les années 1940.

A new York dans les années 1940 le jazz est à son apogée et  Dizzie Gillespie, inventeur du Bebop, se met à étudier la musique cubaine .Une nouvelle génération
de musiciens cubains vient tenter sa chance à New York. Parmi eux quelques joueurs de congas qui vont exercer une influence déterminante sur la musique populaire de l'époque.
Dizzie qui devait jouer au prestigieux Carnegie Hall demande à Mario Bauza de lui trouver un joueur de congas.
Arrive alors un phénomène appelé Chano Pozo lequel dit Gillespie: "pouvait jouer des congas sur un rythme, chanter sur un autre et danser sur un troisième tout à la fois".
Avec Dizzie, Chano enregistre "Manteca" dans lequel il exécute un solo que plus de mille percussionnistes ont essayé d'égaler. Pour beaucoup ce morceau est le plus représentatif ce qu'est le jazz afro-cubain.
A partir de cette époque, on peut apprécier une interaction permanente entre le jazz et la musique cubaine.

Les années 1950

C'est dès 1937que  les frères Oreste et Ismaël "Cachao" Lopez imposent un nouveau style de "Danzon", appelé "Mambo",  aux rythmes très syncopés mais,  c'est en 1948  que le pianiste cubain Damazo Perez Prado,  installé au Mexique, va populariser ce genre  grâce aux composantes suivantes: mélange de musique cubaine et jazz, apparition de la Haute Fidélité, banalisation des disques.

Au milieu des années 1950, les groupes de musiques latines prennent les meilleurs musiciens de l'époque et obtiennent beaucoup de succès. Le Palladium, ancienne école de danse devenue le temple du mambo, accueille les meilleurs orchestres cubains et portoricains du moment, ceux de Machito, Tito Rodriguez ou encore Tito Puente.  Les soirées Mamboscope du mercredi ou Frank "Killer Joe" Piro donnait un cours de 20 à 21h, attiraient  les gens de toute religion et de toute couleur de peau; on les surnommaient  les "mambomaniaques".  Tous se retrouvaient sur la piste de danse lieu privilégié de leur coexistence pacifique, et dansaient sur les succès du moment : "Mambo n°8", "Que rico el mambo", "Cherry pink and apple blossom white".
Et cela a été le début d'une intégration authentique à New-York. Les vedettes de cinéma commencent à fréquenter l'endroit tel Marlon Brando qui venait faire le boeuf aux congas.

Le Palladium devient le rendez-vous de la jeunesse branchée. Les meilleurs danseurs deviendront professionnels et  Millie Doney et Pédro cuban pete Aguilar ou Augustin Rodriguez et margo Bartholomey donnent le ton. Ils allaient tous les jours dans des cours de danse et le soir ils intégraient dans leur prestation ce qu'ils avaient appris. Le mambo dansé évolue avec le temps, au fil des collaborations avec les musiciens et des figures inventées (Scalop, Suzie Q, Tap and toe…).

Alors que la folie du mambo commence à s'estomper, Le cha-cha-cha apparaît au début des années 1950 à la Havane, sous la houlette du violoniste Enrique Jorrin qui jouait dans un orchestre de danzones.
Il avait remarqué que le mambo très syncopé était parfois difficile pour certains danseurs,il en ralentit donc le tempo. La "Enganadora" eut un énorme succès en 1953 et le cha-cha-cha
 envahit new-York  en 1954 vec "Cerezo rosa", l’adaptation par Perez Prado de la chanson française « Cerisiers blancs et pommiers rouge » . 

Plus accessible aux débutants que le mambo, le cha-cha-cha va faire connaître la musique latino à un plus large public, grâce notamment à une nouvelle émission de télé animée par un chanteur et chef d'orchestre cubain Daisy Arnaz et sa femme Lucille.


Les années 1960.   

Mais l'idylle entre les Etats-Unis et la culture latino n'allait pas survivre à la fin des années 50. Plusieurs facteurs en sont la cause:
- la prise de pouvoir à Cuba de Fidel Castro qui coupe la source même de cette musique fermant ainsi les portes psychologiquement et politiquement aux Etats-Unis. La musique latino devient soudain  la musique de la révolution cubaine et des communistes,
- l'arrivée des Beatles à partir du milieu des années 60.

Au début des années 1960, le mambo et le cha-cha-cha vont être détrônés par la Pachanga, danse cubaine issue d'une chanson créée par Eduardo Davidson. La pachanga est rendu populaire à New York par le flûtiste dominicain Johnny Pacheco chef d'orchestre d'une charanga, orchestre de musiques latines composé notamment de violons et d'une flûte (certains ont alors pensé que le nom venait de Pacheco + charanga = pachanga).

Parallèlement alors que dans le reste des Etats-Unis le rock'n roll représenté par Elvis Presley est entrain de s'essouffler, Les Beatles et  les Roling Stones donnent naissance à la musique pop-rock. Les musiciens latins crurent que c'était encore une nouvelle mode passagère.

Toutefois, l'influence de la musique latino sur la pop-rock demeure fondamentale car les premiers tubes sont l'œuvre de compositeurs et de producteurs new-yorkais dont beaucoup sont d'anciens mambomaniaques.
La preuve en est avec : "Satisfaction" des Rolling Stones dont le rythme est emprunté au cha-cha-cha, "Day Tripper" des Beatles qui rappelle étrangement un disque de Machito des années 40, "Caramélos" succès cubain  de 1960 et "Good Lovin" des Young Rascals ou encore "Louis Louis" des Kings men, inspiré d'un cha-cha-cha composé par le cubain René Touzet.

A partir de l'année 1966,  le boogaloo qui côtoie dès 1963 avec "El Watusi" de Ray Barreto , le puissant rock blanc et l'imposant soul noir et  qui fusionne, gospel, blues, rock et rythmes afro-cubains devient le rythme incontournable. C'est l'époque où, imposer une danse ou implanter une chorégraphie était prioritaire sur la musique. En 1967,  "Bang Bang" de Joe Cuba fut vendu à un million d'exemplaire et tous les musiciens latino-américains se mirent à enregistrer du boogaloo.

Les sonorités latinos disparaissent dans le sillon du rock mais pas pour longtemps car arrive alors un jeune mexicain, Carlos Santana, qui leur redonnera vie avec son groupe de blues-rock.  Au début des années 60.
Carlos ,installé à San Francisco se prend de passion pour le blues. Il crée un groupe qui va évoluer au fur et à mesure des musiciens qui le compose, chacun apportant ses ingrédients personnels (introduction de congas et de timbales).
Le groupe trouve son équilibre en 1969 en jouant des lignes blues à la guitare accompagnée de percussions qui apportent une dimension rythmique latino. Bill Graham, producteur incontournable de l'époque, prend le groupe sous son aile et le programme dans un festival alors que personne ne le connaît. La sortie du film du festival, "Woodstock" fait entrer Santana dans la légende et les latinos des Etats-Unis ont  enfin leur première grande star de la pop lequel popularisera la chanson "Oye como va" créée par Tito Puente.

Or, de Cuba à Woodstock, en passant par Harlem, le grand voyage de la musique latino ne fait pourtant que commencer.

Sources: Guide essentiel de la salsa (J.M Gomez) - Danses latines, Isabelle Lemayrie, mambo et cha-cha-cha. Arte musique latine aux USA.


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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 22:17
La salsa cubaine ( et d'autres danses) je l'ai découverte avec Patrick Nancy a Dakar. Depuis quatre ans je l'apprends avec passion au sein de l'école de danse Aldatros. Et, chaque été je suis des stages de cubaine ( et de portoricaine) à Paris avec Capdanse.
Les deux écoles enseignent les mêmes bases. Les passes ont les mêmes appellations. D'ailleurs ce vocabulaire est universel !
Alors, quand on m'a proposé un stage de danse de quinze jours à cuba en février, je n'ai pas hésité.
Quel plaisir, cela à été de découvrir qu'au coeur même de la salsa, j'étais dans un univers connu.
La première et la plus longue étape fut Santiago. 
Et, le soir A Santiago de Cuba, on va danser...
Nous avons le choix entre plusieurs casas (maison de danse).
La plus traditionnelle et la plus touristique est "la casa de la Trova". L'orchestre est au premier étage de cette maison coloniale, dans le salon de "Los Grandes".
Mais, il y a trop de touristes canadiens. 
Le choix se fera entre "el salon del Son" ou "la casa de la Musica".
L'orchestre de "la casa de la Musica" est excellent comme les autres mais la piste est étroite et l'animateur est bavard. Il s'applique à remercier longuement les touristes présents et à imposer de trop longs applaudissements.
Ce sera "el salon del Son". Comme ce soir nous ne sommes que six à avoir fait ce choix, nous ne pourrons pas faire entrer gratuitement nos amis cubains. 
Nous les avons rencontrés dès le premier soir a l'école de danse afro-cubaine la Placita . Ils dansaient une rueda de casino endiablée. Ils sont en dernière année et étudient pour devenir professeurs de danse ou danseurs professionnels. Il faudrait être au moins dix pour avoir un passe-droit pour un seul cubain.
L'entrée est d'environ trois euros. Chacun, chacune cotisent selon leur générosité ou leur intérêt. Car, parmi nos amis, il n'y a pas de danseuses. C'est très mal vu pour une jeune fille de sortir avec un groupe d'étrangers. Les quelles que jeunes femmes à l'intérieur du salon de danse ne savent pas vraiment danser...
Nous n'avons pas vraiment le temps de nous asseoir. Avec une grande gentillesse, ils nous entraînent dans une salsa, tout d'abord avec des passes douces et faciles, après nous avoir demandé si nous préférerions le pas du son ou celui de la salsa.
La seule indication ferme est celle de tourner sans cesse autour du danseur. Au début, lui même compense nos cercles incomplets et hésitants. 
Petit à petit, les bras se font plus souples, les impulsions légères, les fintas, vacilalas, sacadas s'enchaînent, les épaules se secouent, les genoux sont souples.
Un autre "cubanito" m'invite a danser. C'est différent, plus nerveux, les mains ne se lâchent pas, on a l'impression de tricoter avec ses bras. Les passes sont serrées , enveloppantes . J'ai la sensation de rouler autour de lui. Les danseurs, alors que nous paradons autour d'eux, mêlent à leurs évolutions des pas de rumba, de danse africaine, mimant le coq ou le pêcheur remontant son filet. Ils jouent pour eux mêmes, le public et surtout pour leur danseuse.
Les "casas" ferment tôt, vers les une heure du matin. Nos amis cubains nous raccompagnent jusqu'à nos casas particulares . Les rues du centre de Santiago sont sûres et sans circulation. Le seul sentiment d'angoisse que nous remarquons chez nos accompagnateurs est leur sursaut inquiet quand nous croisons des policiers qui ostensiblement surgissent sur le chemin du retour.
Lénore Derda.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 22:50

 Ses Origines

Lire l’excellent article de Bertrand Lavaine « Sénégal : Epopée : Les années salsa et jazz à Dakar »  Walfadjri du 8 Avril 2010

Son histoire

Dans les années 1950, c’est la musique afro-cubaine qui fait danser les dakarois.

En 1960, Ibrahim Kassé,  musicien  pluriel propriétaire du club Miami, forme l’orchestre Star Band qui se distingue par des instruments amplifiés et une forte section de cuivres. Le répertoire est essentiellement composé de musiques afro-cubaines, rumba, pachanga, cha-cha-cha. A cette époque,  tous les pionniers sénégalais de cette musique feront un passage obligé au club Miami: Balla Sidibé, Barthélemy Attisso, Labah  Sosseh, Mar Seck, Pape Fall, Pape Seck, Rudy Gomis…

C’est en 1975 que sont posées les premières pierres de ce qui allait devenir la salsa-mbalax. 


Musiciens et orchestres

Pape Seck  

Pape Seck intègre En 1964, le Star Band du Miami Club d’Ibrahima  Kassé, qu’il quitte pour créer en 1975, le Number One, un des premiers orchestres à introduire des instruments traditionnels sénégalais comme les sabars et tama (talking drum) dans la musique afro-cubaine.

 

Laba Sosseh

Labah Sosseh a débuté la musique en 1963 avec l’African Jazz-Band de Banjul. En 1968  il intègre l’incontournable orchestre Star Band du Miami avec lequel il obtient très vite le succès.Labah s’installe ensuite pendant onze ans à Abidjan avec le Super International Band et chante sur les scènes internationales avec de nombreuses formations cubaines, Roberto Tores, Celia Cruz, Orchestra Aragon...

Prénommé « El maestro », il fut le premier artiste africain à obtenir en 1982 un Disque d’Or pour son album « salsa africana ». Labah Sosseh est décédé à 64 ans le 20 septembre 2007, à Dakar, à la suite d’un cancer.

Pape Fall

Amadou Fall, alias Pape Fall, est né en 1947 à Rufisque. Depuis l'âge de 19 ans il participe comme chanteur et musicien à de nombreux groupes, Dakar Rythme, African Jazz et le Super International Band de Labah Sosseh. De1976 à 1992  il rejoint le célèbre Star Band de Ibrahim Kassé,  puis intègre le Super Cayor. En 1995 il forme son groupe African Salsa qui fait toujours le bonheur des amoureux de la salsa.  

Orchestra Baobab

La plupart des musiciens formant cet orchestre ont initialement joué dans le Star Band de Ibrahim Kassé. Constitué autour du chanteur  Rudy Gomis, de Balla Sidibé (chant et timbales) et du guitariste togolais Barthélémy Attisso, le groupe se produit au Club Baobab, un établissement en vogue de la capitale, auquel il emprunte son nom.

Le Baobab chante en espagnol, wolof et mandingue sur de la musique afro-cubaine. Le groupe enregistre une quinzaine d'albums jusqu'à la fermeture du Club. Avec la montée en puissance du mbalax et le changement progessif du goût musical du public, les membres du groupe s'éloignent jusqu'à sa dissoulution complète en 1987.

En 2002, La Orchestra Baobab sort un album produit par Nick Gold, mentor du Buena Vista Social Club, et Youssou N'Dour qi y participe au côté du chanteur cubain Ibrahim Ferrer. En 2007,  l'album "Made in Dakar" est produit au studio Xippi de Youssou N'Dour.

Super Cayor

Au début des années 1990, James Gadiaga et Mbol Cissé forme l'orchestre du Super Cayor qui fusionne salsa et mbalax et qui connait rapidement  un grand succès au Sénégal. De 1997 à 2002 Super Cayor sort sur le marché international 3 albums de salsa mbalax "Sopenté" "Taar" et "Embouteillage".

Africando

En 1993 le producteur sénégalais Ibrahim Sylla et l'arrangeur malien Boncana Maïga créent l'orchestre Africando avec Pape Seck, Médoune Diallo et Nicolas Menheim. Les trois chanteurs interprètent en Wolof, Mandingue et Espagnol leurs propres compositions mais aussi des classiques de la musique cubaine, mexicaine ou portoricaine. Ils sont accompagnés aux cuivres et aux percussions par des musiciens new-yorkais de salsa.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 00:18

Conga

L'instrument conga 

La conga apparaît au XVIIIe siècle à Cuba, mais elle est d'origine africaine (bantoue). C'est un instrument de percussion en forme de tambour à une membrane et qui se décline en différentes tailles, si bien qu'on en joue de plusieurs à la fois. Elle s'est répandue dans toute la musique latine.

Dans la salsa, les congas ont un rôle de premier plan : ils constituent la base du tumbao avec la basse et le guïro, véritable "colonne vertébrale" rythmique en remplacement du groove basse-batterie que l'on retrouve dans d'autres styles musicaux, c'est une des grandes différences au niveau du rythme entre la salsa et les autres styles de musiques.

Rythme et danse conga  - voir play list vidéos 1(plsv 1)


Le rythme binaire joué par celle-ci s'appelle aussi la conga , comme La danse, qui consiste en 3 pas de côté avant de lever un pied et de repartir dans l'autre sens.

Ce rythme est apparu vers 1550, lorsque les esclaves cubains ont pu se réunir dans des cercles appelés « cabildos », pour préparer l'épiphanie (la fête des rois, le 6 janvier), et danser dans la rue les dimanches.

Cette musique continue d'être jouée dans les carnavals de Cuba, dont le plus important est celui de Santiago.

En 1940, Arsenio Rodriguez va ajouter le rythme du guaguancó (une des formes de la rumba) joué par des congas à son orchestre, qui va devenir alors un « conjunto ». Ceci va révolutionner le son cubain et préfigurer la salsa.

 

La Tumba Francesa -  (voir plsv 1)

La Tumba Francesa (tumba est un mot congolais qui signifie "festivité" en langue bantoue) est un type de danse, chant et jeu de tambour extrêmement entraînant.

Elle est née avec l'arrivée à Cuba de propriétaires fonciers français qui, pendant la Révolution haïtienne de 1791, se sont enfuis de leur pays avec leurs esclaves. Plusieurs d'entre d'eux se sont refugiés dans des zones de l'est cubain, principalement dans les secteurs de Santiago de Cuba et de Guantánamo, et d'autres régions situées dans le centre de l'Île comme Cienfuegos et Matanzas.

Aujourd’hui, seuls deux des nombreux styles de danse de Tumba Francesa sont encore régulièrement exécutés : le masón, parodie espiègle des danses de salon françaises et la yubá, danse improvisée sur des rythmes de tambour frénétiques

   

La contradanza - (voir plsv 1)

La contradanza est un genre musical et une danse, version cubaine de la contredanse française, issue elle-même de la « country dance » née en Angleterre.

Vite adoptée dans l'île, la contredanse va se créoliser et se transformer en contradanza cubaine, constituée de deux mouvements lents : paseo et cadena, et deux plus vifs : sostenido et cedazo.

La contradanza va évoluer de plus en plus vers la danza, une danse où le couple danse face à face et indépendamment l'un de l'autre. Vers 1830, la contradanza va donner naissance à la habanera et en 1879 au danzón.

 

La habanera - (voir plsv 2)

Les habaneres espagnol-argentines sont nées vers 1830 La Havane, capitale de Cuba (Caraïbes), issue de la contradanza, qui se sont rapidement repandues en Argentine et dont le tango va deriver. La plus connue est « La Paloma » (La Colombe) composée vers 1860.

 

Le danzon - (voir plsv 2)

Ce sont les rythmes, les mélodies, les danses et les instruments de musique français qui vont constituer la matrice du danzón, considéré longtemps comme la danse nationale de Cuba.

Abolissant les pas compassés de la contradanza, le danzón  se rapproche des danses que nous connaissons aujourd’hui et se danse librement en couple.

 

La rumba - (voir plsv 2)

La rumba est un genre musical cubain, fait de chants et de percussion, qui s'est développé au XIXe siècle dans les milieux afro-cubains de la capitale, La Havane. C'est une musique faite de chants et de percussions..

La danse, la Guaguancó, s'articule autour du « vacunao » à signification érotique, symbolisé par un geste du danseur ou par un foulard qui va attraper la danseuse, et que celle-ci cherche à éviter tout le long de la danse.


Le son cubain - (voir plsv 2)

Le son est né dans la campagne d’Oriente (Est de Cuba)  la fin du 19ème siècle. Il est joué à ses débuts par un trio de musiciens : un « tres », un « bongo » et une « marimbula ». Au début du 20ème siècle, le tempo s'accélère et nombre de musicien passe à six, puis sept avec pour la première fois l'ajout d'une trompette comme instrument principal.

Le son est aussi une danse qui s'apparente au départ au danzon et qui évolue ensuite pour voir apparaître les premières figures et aboutir à un nouveau style appelé "casino".


Le boléro cubain - (voir plsv 3)

Le boléro cubain apparaît à la fin du XIXe siècle, dans la province d'Oriente, comme variante binaire et syncopée du boléro espagnol, marqué par la clave.  Influencé par la musique de variété américaine, le boléro cubain se transforme progressivement des pas proches du son ou du danzón.

Le boléro mexicain le plus célèbre est sans doute Bésame Mucho, composé par Consuelo Velásquez en 1941.  


Le mambo - (voir plsv 3) 

Le Mambo est un genre musical cubain, créé au début des années 1940, par le pianiste Dàmaso Pérez Prado à partir du Nuevo ritmo du danzón .  On disait du mambo, que c'était un rythme Afro-Cubain avec un mélange de swing américain. 

Cependant il est d'usage d'admettre une aute origine du  mambo, celui d'Orestes Lopez, un autre cubain, dont le rythme était plus dans le style charanga.

Contrairement aux autres danses cubaines le  mambo ne comporte guère de contacts.

La mode du Mambo  va durer jusqu'à l'arrivée du Cha-cha-cha en 1954.


Le Cha-cha-cha - (voir plsv 3)

 Le Cha-cha-cha est un genre musical inventé au début des années 1950 par le violoniste cubain Enrique Jorrin. Ce dernier avait remarqué que le mambo était parfois difficile à danser pour certains danseurs. Il en ralentit le tempo créant ainsi le Cha-cha-cha qui  plongea le monde dans une nouvelle frénésie.LeCha-cha-cha envahit New York en 1954, puis le monde entier. En Europe, le Cha-cha-cha Pépito mi corazon, de Los machucambos, fut le tube latin du milieu des années 1960 dans tous les Night clubs de la Côte d’Azur.

Le mot « Cha-cha-cha», provient du son produit par le frottement des pieds des danseurs sur le sol.

Le Cha-cha-cha était également appelé à son origine triple mambo. D'ailleurs, il succède à la mode du Mambo, mais devra affronter la concurrence du rock'n'roll, de la Bossa nova en 1958, puis de la pachanga en 1960.


La pachanga - (voir plsv 3)

La pachanga est un genre musical, mélange de merengue et de conga (Merenconga) inventé par Eduardo Davidson à Santiago de Cuba au début des années 1960, qui a succédé à la mode du cha-cha-cha.Il est rendu populaire à New York par le flûtiste dominicain Johnny Pacheco (certains ont alors pensé que le nom venait de Pacheco + charanga = pachanga).


La salsa - (voir plsv 3)

Elle est née dans la communauté portoricaine de New-York à la fin des années 1960, jouée par des charangas (orchestre comportant notamment une flûte traversière et des violons). Au fil des ans elle s’est étendue à la Colombie, au Venezuela, à panama…tout en intégrant d’autres rythmes latino-américains, sans toutefois perdre sa saveur cubaine.

Le mot salsa ne désigne pas un rythme spécifique mais un ensemble de rythmes.

La salsa se danse en couple et se compose de nombreux pas, de nombreux tours, d’ouvertures et autres figures. Progressivement codifiée, la salsa comporte aussi des variantes régionales, colombienne, portoricaine, cubaine…

  Source: Wikipédia - Isabelle Leymarie.

 

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