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  • : COURS de SALSA , KIZOMBA, TANGO et ROCK'N ROLL à DAKAR
  • : Notre devise:" Efficacité et décontraction". Cours de danse sociale à Dakar, avec les disciplines suivantes: salsa on 1, salsa cubaine, kizomba, bachata, tango argentin, rock'n roll/swing
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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 22:17
La salsa cubaine ( et d'autres danses) je l'ai découverte avec Patrick Nancy a Dakar. Depuis quatre ans je l'apprends avec passion au sein de l'école de danse Aldatros. Et, chaque été je suis des stages de cubaine ( et de portoricaine) à Paris avec Capdanse.
Les deux écoles enseignent les mêmes bases. Les passes ont les mêmes appellations. D'ailleurs ce vocabulaire est universel !
Alors, quand on m'a proposé un stage de danse de quinze jours à cuba en février, je n'ai pas hésité.
Quel plaisir, cela à été de découvrir qu'au coeur même de la salsa, j'étais dans un univers connu.
La première et la plus longue étape fut Santiago. 
Et, le soir A Santiago de Cuba, on va danser...
Nous avons le choix entre plusieurs casas (maison de danse).
La plus traditionnelle et la plus touristique est "la casa de la Trova". L'orchestre est au premier étage de cette maison coloniale, dans le salon de "Los Grandes".
Mais, il y a trop de touristes canadiens. 
Le choix se fera entre "el salon del Son" ou "la casa de la Musica".
L'orchestre de "la casa de la Musica" est excellent comme les autres mais la piste est étroite et l'animateur est bavard. Il s'applique à remercier longuement les touristes présents et à imposer de trop longs applaudissements.
Ce sera "el salon del Son". Comme ce soir nous ne sommes que six à avoir fait ce choix, nous ne pourrons pas faire entrer gratuitement nos amis cubains. 
Nous les avons rencontrés dès le premier soir a l'école de danse afro-cubaine la Placita . Ils dansaient une rueda de casino endiablée. Ils sont en dernière année et étudient pour devenir professeurs de danse ou danseurs professionnels. Il faudrait être au moins dix pour avoir un passe-droit pour un seul cubain.
L'entrée est d'environ trois euros. Chacun, chacune cotisent selon leur générosité ou leur intérêt. Car, parmi nos amis, il n'y a pas de danseuses. C'est très mal vu pour une jeune fille de sortir avec un groupe d'étrangers. Les quelles que jeunes femmes à l'intérieur du salon de danse ne savent pas vraiment danser...
Nous n'avons pas vraiment le temps de nous asseoir. Avec une grande gentillesse, ils nous entraînent dans une salsa, tout d'abord avec des passes douces et faciles, après nous avoir demandé si nous préférerions le pas du son ou celui de la salsa.
La seule indication ferme est celle de tourner sans cesse autour du danseur. Au début, lui même compense nos cercles incomplets et hésitants. 
Petit à petit, les bras se font plus souples, les impulsions légères, les fintas, vacilalas, sacadas s'enchaînent, les épaules se secouent, les genoux sont souples.
Un autre "cubanito" m'invite a danser. C'est différent, plus nerveux, les mains ne se lâchent pas, on a l'impression de tricoter avec ses bras. Les passes sont serrées , enveloppantes . J'ai la sensation de rouler autour de lui. Les danseurs, alors que nous paradons autour d'eux, mêlent à leurs évolutions des pas de rumba, de danse africaine, mimant le coq ou le pêcheur remontant son filet. Ils jouent pour eux mêmes, le public et surtout pour leur danseuse.
Les "casas" ferment tôt, vers les une heure du matin. Nos amis cubains nous raccompagnent jusqu'à nos casas particulares . Les rues du centre de Santiago sont sûres et sans circulation. Le seul sentiment d'angoisse que nous remarquons chez nos accompagnateurs est leur sursaut inquiet quand nous croisons des policiers qui ostensiblement surgissent sur le chemin du retour.
Lénore Derda.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 22:50

 Ses Origines

Lire l’excellent article de Bertrand Lavaine « Sénégal : Epopée : Les années salsa et jazz à Dakar »  Walfadjri du 8 Avril 2010

Son histoire

Dans les années 1950, c’est la musique afro-cubaine qui fait danser les dakarois.

En 1960, Ibrahim Kassé,  musicien  pluriel propriétaire du club Miami, forme l’orchestre Star Band qui se distingue par des instruments amplifiés et une forte section de cuivres. Le répertoire est essentiellement composé de musiques afro-cubaines, rumba, pachanga, cha-cha-cha. A cette époque,  tous les pionniers sénégalais de cette musique feront un passage obligé au club Miami: Balla Sidibé, Barthélemy Attisso, Labah  Sosseh, Mar Seck, Pape Fall, Pape Seck, Rudy Gomis…

C’est en 1975 que sont posées les premières pierres de ce qui allait devenir la salsa-mbalax. 


Musiciens et orchestres

Pape Seck  

Pape Seck intègre En 1964, le Star Band du Miami Club d’Ibrahima  Kassé, qu’il quitte pour créer en 1975, le Number One, un des premiers orchestres à introduire des instruments traditionnels sénégalais comme les sabars et tama (talking drum) dans la musique afro-cubaine.

 

Laba Sosseh

Labah Sosseh a débuté la musique en 1963 avec l’African Jazz-Band de Banjul. En 1968  il intègre l’incontournable orchestre Star Band du Miami avec lequel il obtient très vite le succès.Labah s’installe ensuite pendant onze ans à Abidjan avec le Super International Band et chante sur les scènes internationales avec de nombreuses formations cubaines, Roberto Tores, Celia Cruz, Orchestra Aragon...

Prénommé « El maestro », il fut le premier artiste africain à obtenir en 1982 un Disque d’Or pour son album « salsa africana ». Labah Sosseh est décédé à 64 ans le 20 septembre 2007, à Dakar, à la suite d’un cancer.

Pape Fall

Amadou Fall, alias Pape Fall, est né en 1947 à Rufisque. Depuis l'âge de 19 ans il participe comme chanteur et musicien à de nombreux groupes, Dakar Rythme, African Jazz et le Super International Band de Labah Sosseh. De1976 à 1992  il rejoint le célèbre Star Band de Ibrahim Kassé,  puis intègre le Super Cayor. En 1995 il forme son groupe African Salsa qui fait toujours le bonheur des amoureux de la salsa.  

Orchestra Baobab

La plupart des musiciens formant cet orchestre ont initialement joué dans le Star Band de Ibrahim Kassé. Constitué autour du chanteur  Rudy Gomis, de Balla Sidibé (chant et timbales) et du guitariste togolais Barthélémy Attisso, le groupe se produit au Club Baobab, un établissement en vogue de la capitale, auquel il emprunte son nom.

Le Baobab chante en espagnol, wolof et mandingue sur de la musique afro-cubaine. Le groupe enregistre une quinzaine d'albums jusqu'à la fermeture du Club. Avec la montée en puissance du mbalax et le changement progessif du goût musical du public, les membres du groupe s'éloignent jusqu'à sa dissoulution complète en 1987.

En 2002, La Orchestra Baobab sort un album produit par Nick Gold, mentor du Buena Vista Social Club, et Youssou N'Dour qi y participe au côté du chanteur cubain Ibrahim Ferrer. En 2007,  l'album "Made in Dakar" est produit au studio Xippi de Youssou N'Dour.

Super Cayor

Au début des années 1990, James Gadiaga et Mbol Cissé forme l'orchestre du Super Cayor qui fusionne salsa et mbalax et qui connait rapidement  un grand succès au Sénégal. De 1997 à 2002 Super Cayor sort sur le marché international 3 albums de salsa mbalax "Sopenté" "Taar" et "Embouteillage".

Africando

En 1993 le producteur sénégalais Ibrahim Sylla et l'arrangeur malien Boncana Maïga créent l'orchestre Africando avec Pape Seck, Médoune Diallo et Nicolas Menheim. Les trois chanteurs interprètent en Wolof, Mandingue et Espagnol leurs propres compositions mais aussi des classiques de la musique cubaine, mexicaine ou portoricaine. Ils sont accompagnés aux cuivres et aux percussions par des musiciens new-yorkais de salsa.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 00:18

Conga

L'instrument conga 

La conga apparaît au XVIIIe siècle à Cuba, mais elle est d'origine africaine (bantoue). C'est un instrument de percussion en forme de tambour à une membrane et qui se décline en différentes tailles, si bien qu'on en joue de plusieurs à la fois. Elle s'est répandue dans toute la musique latine.

Dans la salsa, les congas ont un rôle de premier plan : ils constituent la base du tumbao avec la basse et le guïro, véritable "colonne vertébrale" rythmique en remplacement du groove basse-batterie que l'on retrouve dans d'autres styles musicaux, c'est une des grandes différences au niveau du rythme entre la salsa et les autres styles de musiques.

Rythme et danse conga  - voir play list vidéos 1(plsv 1)


Le rythme binaire joué par celle-ci s'appelle aussi la conga , comme La danse, qui consiste en 3 pas de côté avant de lever un pied et de repartir dans l'autre sens.

Ce rythme est apparu vers 1550, lorsque les esclaves cubains ont pu se réunir dans des cercles appelés « cabildos », pour préparer l'épiphanie (la fête des rois, le 6 janvier), et danser dans la rue les dimanches.

Cette musique continue d'être jouée dans les carnavals de Cuba, dont le plus important est celui de Santiago.

En 1940, Arsenio Rodriguez va ajouter le rythme du guaguancó (une des formes de la rumba) joué par des congas à son orchestre, qui va devenir alors un « conjunto ». Ceci va révolutionner le son cubain et préfigurer la salsa.

 

La Tumba Francesa -  (voir plsv 1)

La Tumba Francesa (tumba est un mot congolais qui signifie "festivité" en langue bantoue) est un type de danse, chant et jeu de tambour extrêmement entraînant.

Elle est née avec l'arrivée à Cuba de propriétaires fonciers français qui, pendant la Révolution haïtienne de 1791, se sont enfuis de leur pays avec leurs esclaves. Plusieurs d'entre d'eux se sont refugiés dans des zones de l'est cubain, principalement dans les secteurs de Santiago de Cuba et de Guantánamo, et d'autres régions situées dans le centre de l'Île comme Cienfuegos et Matanzas.

Aujourd’hui, seuls deux des nombreux styles de danse de Tumba Francesa sont encore régulièrement exécutés : le masón, parodie espiègle des danses de salon françaises et la yubá, danse improvisée sur des rythmes de tambour frénétiques

   

La contradanza - (voir plsv 1)

La contradanza est un genre musical et une danse, version cubaine de la contredanse française, issue elle-même de la « country dance » née en Angleterre.

Vite adoptée dans l'île, la contredanse va se créoliser et se transformer en contradanza cubaine, constituée de deux mouvements lents : paseo et cadena, et deux plus vifs : sostenido et cedazo.

La contradanza va évoluer de plus en plus vers la danza, une danse où le couple danse face à face et indépendamment l'un de l'autre. Vers 1830, la contradanza va donner naissance à la habanera et en 1879 au danzón.

 

La habanera - (voir plsv 2)

Les habaneres espagnol-argentines sont nées vers 1830 La Havane, capitale de Cuba (Caraïbes), issue de la contradanza, qui se sont rapidement repandues en Argentine et dont le tango va deriver. La plus connue est « La Paloma » (La Colombe) composée vers 1860.

 

Le danzon - (voir plsv 2)

Ce sont les rythmes, les mélodies, les danses et les instruments de musique français qui vont constituer la matrice du danzón, considéré longtemps comme la danse nationale de Cuba.

Abolissant les pas compassés de la contradanza, le danzón  se rapproche des danses que nous connaissons aujourd’hui et se danse librement en couple.

 

La rumba - (voir plsv 2)

La rumba est un genre musical cubain, fait de chants et de percussion, qui s'est développé au XIXe siècle dans les milieux afro-cubains de la capitale, La Havane. C'est une musique faite de chants et de percussions..

La danse, la Guaguancó, s'articule autour du « vacunao » à signification érotique, symbolisé par un geste du danseur ou par un foulard qui va attraper la danseuse, et que celle-ci cherche à éviter tout le long de la danse.


Le son cubain - (voir plsv 2)

Le son est né dans la campagne d’Oriente (Est de Cuba)  la fin du 19ème siècle. Il est joué à ses débuts par un trio de musiciens : un « tres », un « bongo » et une « marimbula ». Au début du 20ème siècle, le tempo s'accélère et nombre de musicien passe à six, puis sept avec pour la première fois l'ajout d'une trompette comme instrument principal.

Le son est aussi une danse qui s'apparente au départ au danzon et qui évolue ensuite pour voir apparaître les premières figures et aboutir à un nouveau style appelé "casino".


Le boléro cubain - (voir plsv 3)

Le boléro cubain apparaît à la fin du XIXe siècle, dans la province d'Oriente, comme variante binaire et syncopée du boléro espagnol, marqué par la clave.  Influencé par la musique de variété américaine, le boléro cubain se transforme progressivement des pas proches du son ou du danzón.

Le boléro mexicain le plus célèbre est sans doute Bésame Mucho, composé par Consuelo Velásquez en 1941.  


Le mambo - (voir plsv 3) 

Le Mambo est un genre musical cubain, créé au début des années 1940, par le pianiste Dàmaso Pérez Prado à partir du Nuevo ritmo du danzón .  On disait du mambo, que c'était un rythme Afro-Cubain avec un mélange de swing américain. 

Cependant il est d'usage d'admettre une aute origine du  mambo, celui d'Orestes Lopez, un autre cubain, dont le rythme était plus dans le style charanga.

Contrairement aux autres danses cubaines le  mambo ne comporte guère de contacts.

La mode du Mambo  va durer jusqu'à l'arrivée du Cha-cha-cha en 1954.


Le Cha-cha-cha - (voir plsv 3)

 Le Cha-cha-cha est un genre musical inventé au début des années 1950 par le violoniste cubain Enrique Jorrin. Ce dernier avait remarqué que le mambo était parfois difficile à danser pour certains danseurs. Il en ralentit le tempo créant ainsi le Cha-cha-cha qui  plongea le monde dans une nouvelle frénésie.LeCha-cha-cha envahit New York en 1954, puis le monde entier. En Europe, le Cha-cha-cha Pépito mi corazon, de Los machucambos, fut le tube latin du milieu des années 1960 dans tous les Night clubs de la Côte d’Azur.

Le mot « Cha-cha-cha», provient du son produit par le frottement des pieds des danseurs sur le sol.

Le Cha-cha-cha était également appelé à son origine triple mambo. D'ailleurs, il succède à la mode du Mambo, mais devra affronter la concurrence du rock'n'roll, de la Bossa nova en 1958, puis de la pachanga en 1960.


La pachanga - (voir plsv 3)

La pachanga est un genre musical, mélange de merengue et de conga (Merenconga) inventé par Eduardo Davidson à Santiago de Cuba au début des années 1960, qui a succédé à la mode du cha-cha-cha.Il est rendu populaire à New York par le flûtiste dominicain Johnny Pacheco (certains ont alors pensé que le nom venait de Pacheco + charanga = pachanga).


La salsa - (voir plsv 3)

Elle est née dans la communauté portoricaine de New-York à la fin des années 1960, jouée par des charangas (orchestre comportant notamment une flûte traversière et des violons). Au fil des ans elle s’est étendue à la Colombie, au Venezuela, à panama…tout en intégrant d’autres rythmes latino-américains, sans toutefois perdre sa saveur cubaine.

Le mot salsa ne désigne pas un rythme spécifique mais un ensemble de rythmes.

La salsa se danse en couple et se compose de nombreux pas, de nombreux tours, d’ouvertures et autres figures. Progressivement codifiée, la salsa comporte aussi des variantes régionales, colombienne, portoricaine, cubaine…

  Source: Wikipédia - Isabelle Leymarie.

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 10:08

Du 19 au 21 avril, les ateliers de danses latines, tropicales et swing (Adaltros Danse) ont proposé une série de stages d'initiation aux danses telles que la salsa et le cha cha cha, la bachata et le merengue,  à destination des enfants(8-13 ans)...

 

et ados (14-17 ans).


 

Par ailleurs, du 22 au 24 les étudiants et adultes se sont initiés et perfectionnés aux danses latines.  Pour ces derniers, le mélange des générations a créé une dynamique et sympathique ambiance, ce qui prouve que la danse n’est vraiment pas une question d’âge mais de passion.



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