Présentation

  • : COURS de SALSA , KIZOMBA, TANGO et ROCK'N ROLL à DAKAR
  • : Notre devise:" Efficacité et décontraction". Cours de danse sociale à Dakar, avec les disciplines suivantes: salsa on 1, salsa cubaine, kizomba, bachata, tango argentin, rock'n roll/swing
  • Contact
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 22:50

 Ses Origines

Lire l’excellent article de Bertrand Lavaine « Sénégal : Epopée : Les années salsa et jazz à Dakar »  Walfadjri du 8 Avril 2010

Son histoire

Dans les années 1950, c’est la musique afro-cubaine qui fait danser les dakarois.

En 1960, Ibrahim Kassé,  musicien  pluriel propriétaire du club Miami, forme l’orchestre Star Band qui se distingue par des instruments amplifiés et une forte section de cuivres. Le répertoire est essentiellement composé de musiques afro-cubaines, rumba, pachanga, cha-cha-cha. A cette époque,  tous les pionniers sénégalais de cette musique feront un passage obligé au club Miami: Balla Sidibé, Barthélemy Attisso, Labah  Sosseh, Mar Seck, Pape Fall, Pape Seck, Rudy Gomis…

C’est en 1975 que sont posées les premières pierres de ce qui allait devenir la salsa-mbalax. 


Musiciens et orchestres

Pape Seck  

Pape Seck intègre En 1964, le Star Band du Miami Club d’Ibrahima  Kassé, qu’il quitte pour créer en 1975, le Number One, un des premiers orchestres à introduire des instruments traditionnels sénégalais comme les sabars et tama (talking drum) dans la musique afro-cubaine.

 

Laba Sosseh

Labah Sosseh a débuté la musique en 1963 avec l’African Jazz-Band de Banjul. En 1968  il intègre l’incontournable orchestre Star Band du Miami avec lequel il obtient très vite le succès.Labah s’installe ensuite pendant onze ans à Abidjan avec le Super International Band et chante sur les scènes internationales avec de nombreuses formations cubaines, Roberto Tores, Celia Cruz, Orchestra Aragon...

Prénommé « El maestro », il fut le premier artiste africain à obtenir en 1982 un Disque d’Or pour son album « salsa africana ». Labah Sosseh est décédé à 64 ans le 20 septembre 2007, à Dakar, à la suite d’un cancer.

Pape Fall

Amadou Fall, alias Pape Fall, est né en 1947 à Rufisque. Depuis l'âge de 19 ans il participe comme chanteur et musicien à de nombreux groupes, Dakar Rythme, African Jazz et le Super International Band de Labah Sosseh. De1976 à 1992  il rejoint le célèbre Star Band de Ibrahim Kassé,  puis intègre le Super Cayor. En 1995 il forme son groupe African Salsa qui fait toujours le bonheur des amoureux de la salsa.  

Orchestra Baobab

La plupart des musiciens formant cet orchestre ont initialement joué dans le Star Band de Ibrahim Kassé. Constitué autour du chanteur  Rudy Gomis, de Balla Sidibé (chant et timbales) et du guitariste togolais Barthélémy Attisso, le groupe se produit au Club Baobab, un établissement en vogue de la capitale, auquel il emprunte son nom.

Le Baobab chante en espagnol, wolof et mandingue sur de la musique afro-cubaine. Le groupe enregistre une quinzaine d'albums jusqu'à la fermeture du Club. Avec la montée en puissance du mbalax et le changement progessif du goût musical du public, les membres du groupe s'éloignent jusqu'à sa dissoulution complète en 1987.

En 2002, La Orchestra Baobab sort un album produit par Nick Gold, mentor du Buena Vista Social Club, et Youssou N'Dour qi y participe au côté du chanteur cubain Ibrahim Ferrer. En 2007,  l'album "Made in Dakar" est produit au studio Xippi de Youssou N'Dour.

Super Cayor

Au début des années 1990, James Gadiaga et Mbol Cissé forme l'orchestre du Super Cayor qui fusionne salsa et mbalax et qui connait rapidement  un grand succès au Sénégal. De 1997 à 2002 Super Cayor sort sur le marché international 3 albums de salsa mbalax "Sopenté" "Taar" et "Embouteillage".

Africando

En 1993 le producteur sénégalais Ibrahim Sylla et l'arrangeur malien Boncana Maïga créent l'orchestre Africando avec Pape Seck, Médoune Diallo et Nicolas Menheim. Les trois chanteurs interprètent en Wolof, Mandingue et Espagnol leurs propres compositions mais aussi des classiques de la musique cubaine, mexicaine ou portoricaine. Ils sont accompagnés aux cuivres et aux percussions par des musiciens new-yorkais de salsa.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Romain 18/05/2010 12:10


Salut Patrick,
Merci pour ces infos, c'est super intéressant de connaitre le développement de la salsa à Dakar, voir comment les choses se sont mises en place et ont évoluées avec les influences de chacun. Beau
travail de recherche. Bonne continuation avec ce blog, j'encourage ton initiative une fois de plus. A bientot,
Romain